lundi 17 janvier 2011

Lettre de motivation : 15 erreurs qui énervent les recruteurs

 


Les recruteurs lisent des centaines de lettres de motivation par jour, on peut donc comprendre qu’au 203e « votre-entreprise-leader-sur-son-marché », ils s’agacent. Voici les 15 maladresses qui peuvent être fatales à votre candidature.
1. La lettre de motivation de 3 lignes
Encore plus efficace qu'une insulte ! Si vous voulez démontrer que les efforts, c'est vraiment pas votre truc, vous gagnerez le pompon à coup sûr.
2. La lettre de motivation de 3 pages
« Si la lettre fait plus d'une page, on ne lira que le début », prévient Pierre-Olivier Landry, directeur des ressources humaines EMEA pour Regus.
3. La mise en page bâclée
Découpage des paragraphes, alignement du texte, aération... vous n'avez vraiment pas le temps ? Dommage, car ça ne pardonnera pas.
4. Ne s'adresser à personne alors que l'annonce stipule d'écrire à Untel
« Si l'annonce indique qu'il faut envoyer sa candidature à M. X sous la  référence YZ, c'est parce qu'on a mis en place toute une organisation derrière. Quand les candidats ne respectent pas ces consignes, on fait le travail à leur place. C'est très agaçant et surtout chronophage », explique Pierre-Olivier Landry.
5. Les fautes d'orthographe
La réalisation d'une lettre de motivation suppose un travail sérieux. Comme le souligne Ann-Laure Edery, consultante en recrutement pour le cabinet People Search, « on est en droit de penser qu'elle a été lue et relue plusieurs fois ». Donc : aucune faute d'orthographe ne doit vous échapper.
6. La lettre datée d'il y a 3 mois
C'est comme les fautes d'orthographe : ça n'aurait pas dû vous échapper.
7. Les phrases de 3 km
Les explications alambiquées, c'est l'idéal pour perdre votre lecteur. Ce dernier n'a pas le temps d'aller chercher un sujet séparé de son verbe par 4 lignes d'incises et d'adverbes à rallonge. Ni de relire 5 fois une phrase pour être sûr de l'avoir bien comprise. Privilégiez les phrases courtes, simples et percutantes.
8. L'absence de formule de politesse
Qu'est-ce qu'on s'embête avec ces salutations sincères, cordiales ou distinguées... c'est tellement vieillot tout ça. En plus, ce n'est jamais qu'un recruteur qui va vous lire. Mérite-t-il ce petit message de considération ? Après tout, c'est juste votre destin professionnel qu'il tient entre ses mains…
9. Le copier-coller d’un modèle insipide
Elle est sans saveur, ni odeur, ni couleur. La lettre-type quasi-entièrement copiée-collée, c'est le pire cauchemar du recruteur. Imaginez votre tête, si votre moitié vous envoyait une déclaration d'amour qui a déjà servi 15 fois !
Alors malgré votre esprit écolo, pour une fois, dites non au recyclage. Donnez-vous du mal pour votre lettre de motivation. Faites-en quelque chose d'intéressant, de recherché, de sincère. « Elle doit être impérativement personnalisée, conseille Ann-Laure Edery. Il faut que l'envie et la motivation se ressentent. Lorsque nous avons des hésitations sur un CV, une lettre efficace peut favoriser la candidature. À l'inverse, une lettre purement formelle ne pèsera pas dans la balance. »
Pour rédiger quelque chose de vraiment personnel, vous pouvez notamment : expliquer votre façon de voir l'entreprise, votre conception du poste proposé, ce qui vous plaît dans les missions proposées, etc. « Se poser toutes ces questions est aussi un excellent moyen de se préparer à l'entretien », souligne Ann-Laure Edery.
10. Qualifier l'entreprise de "leader de son secteur"
Si c'est vrai, tout le monde le sait, nul besoin que vous veniez le rappeler. Si c'est faux, vous ne flattez personne mais passez pour quelqu'un de très mal renseigné. Misez plutôt sur un élément qui caractérise vraiment l'entreprise : elle a été créée récemment, elle a une belle histoire (tout est parti d'un petit entrepôt...), elle a une culture familiale, etc.
11. Se survendre
« Je suis un excellent manager », proclame le jeune dip’ qui a suivi un module de management pendant un demi-semestre. Vous le serez peut-être, mais pour l'heure, il est bien plus honnête d'écrire : « j'ai la capacité d'animer des équipes car j'ai suivi tel cours qui m'a apporté telles compétences... ». Pensez à rester humble, sinon vous paraîtrez prétentieux. L'idéal : des formulations simples et au plus près de la réalité.
Évitez aussi les formules excessives. Du genre : « je suis extrêmement organisé » (« très organisé » suffit), « mon apport crucial à l'entreprise », « tout l'argent que je vais vous faire gagner immédiatement »...
12. Expliquer que son ancien employeur est un abruti
« Critiquer l'entreprise dans laquelle on travaille actuellement ou qu'on vient de quitter est l'une des pires erreurs qui soit, estime Pierre-Olivier Landry. Surtout quand on explique que son ex-manager n'avait rien compris, ou qu'il n'était pas à la hauteur. »
13. Affirmer sans illustrer
« Je suis bon dans ceci, et très bon dans cela ». Bravo ! Et qu'est-ce qui vous permet de l'affirmer ? Il va falloir prouver vos dires en les illustrant par des exemples de réalisations.
14. La jouer copain-copain
« Il faut garder une certaine distance dans sa lettre, on n'est pas en train de papoter au bar du coin », prévient Pierre-Olivier Landry. Mieux vaut éviter les remarques de style trop familier, telle que « décidemment, on est fait pour s'entendre ! ».
15. Mentir
Évidemment, on garde le pire pour la  fin. Contrairement à ce que vous pensez, les mensonges purs et simples comme les déformations de la réalité sont monnaie courante dans les lettres de motivation. Elles concernent notamment les formations (s'attribuer le diplôme d'une école prestigieuse dans laquelle on n'a jamais mis les pieds par exemple), la durée des expériences (allez hop ! J'ajoute un an dans telle boîte, ça fait mieux) et la nature des missions confiées (s'auto-proclamer chef de tel projet alors qu'on y a juste pris part). Dans tous les cas, c'est fatal : personne n'a envie de recruter quelqu'un de malhonnête. Et c'est très, très énervant d'avoir perdu du temps

Lettre de motivation : ce que veulent les recruteurs

 


Se démarquer sans trop en faire, savoir se vendre sans paraître prétentieux... Pas toujours facile de satisfaire les attentes des recruteurs !


Le modèle « vous/moi/nous » fonctionne toujours
« Dans lettre de motivation, il y a motivation. Cela signifie qu’on attend du candidat qu'il nous explique ce qui le motive. En quoi ce qu'il cherche dans la vie, ce qui lui plaît, lui donne envie d'avancer... coïncide-t-il avec ce poste et cette entreprise ? Et en quoi lui-même représente-t-il une valeur ajoutée pour elle ? », résume Catherine Dervaux, directrice de l’agence parisienne Menway, qui souligne qu'une lettre de très bonne qualité représente un vrai plus.
Une excellente raison de se donner de la peine ! Ce qui ne veut pas dire aller chercher ses idées très loin, ou encore utiliser des formulations compliquées, bien au contraire. Sur le fond comme sur la forme, restez simple, clair, concis et concret. Appuyez-vous sur le fameux modèle vous/moi/nous ou moi/vous/nous : « il est toujours d'actualité, car c'est un bon canevas. Il permet d'organiser ses idées facilement », estime Nathalie Babolat, responsable du recrutement pour Cultura. Un paragraphe sera donc consacré à l'entreprise ("Vous"), un autre à votre personne ("Moi") et un dernier  évoquera la future collaboration entre l'entreprise et vous ("Nous"). Une fois ce plan adopté, le plus difficile reste à faire : trouver les mots justes.

Gagnez des points en cherchant des infos sur l’entreprise
L’inspiration vous manque pour évoquer l’entreprise convoitée ? Pourtant, ce n’est pas la peine d’aller chercher très loin. Vous trouverez tous les éléments importants dans l'annonce elle-même, et sur le web : « il faut impérativement s'appuyer sur les termes de l'annonce. Si on cherche un manager, le terme manager (ou management) doit se retrouver dans la lettre de motivation. Il ne faut pas hésiter non plus à extraire des informations trouvées sur le site de l'entreprise. En allant fouiller dans les communiqués de presse, on en apprend beaucoup ! », souligne Nathalie Babolat. Or un recruteur qui constate que vous êtes allé à la pêche aux infos appréciera toujours.
Exemples :
« Leader mondial dans les systèmes biométriques, XX a reçu, le mois dernier, le prix de l’innovation YZ pour ses solutions de sécurité aux frontières européennes. Dans le souci d’améliorer encore votre excellence en matière d’innovation, vous recherchez des ingénieurs spécialisés dans les hautes technologies, en particulier dans le domaine du traitement temps réel des images. »
« Par sa présence mondiale, XX permet à ses employés de bénéficier de la richesse de carrières internationales et par là suscite tout mon intérêt. (...) Enfin, ce qui me pousse à postuler spontanément chez vous est le dynamisme dont XX fait preuve en matière d’innovation dans le respect de l’environnement et la préservation des ressources. »

Parler de soi... au futur
Quand on arrive au « moi », c'est encore plus difficile ! Pas évident de mettre sur le papier qui je suis et ce qui me fait avancer. Nathalie Babolat conseille d'évoquer le futur plutôt que le passé : « mieux vaut parler de ses projets, de ce qu'on veut devenir... bref il faut se projeter ».
Exemples :
« Je souhaite m’investir dans un grand groupe pouvant offrir à terme une mobilité interne. »

« Je cherche aujourd’hui à valoriser et offrir mon expérience de management et ma connaissance du secteur, à une marque de taille moyenne pour en assurer la direction générale, ou à une marque de taille plus importante pour diriger une de ses business unit. »

Ne pas répéter le CV
En règle générale, la lettre complète le CV car celui-ci ne peut tout contenir. Donc l'une de ses fonctions est d'entrer dans le détail des expériences et réalisations. Si, par exemple, votre CV mentionne « management de 5 personnes », votre lettre comportera : « dans le cadre de mes fonctions de manager au sein de l'entreprise X, j’ai eu l’occasion d’expérimenter tel outil/j'ai réorganisé telle chose/j'ai mis sur pied des actions de formation régulières... ». Elle peut aussi servir à expliquer des choix (pourquoi on a changé d'emploi, de secteur, etc.). « Il ne faut surtout pas énumérer ses expériences, mais en extraire quelques-unes pour illustrer le propos. Évidemment, on sélectionne uniquement ce qui va intéresser l'entreprise », insiste Catherine Dervaux.
Exemple :
« Autonome, j’ai pu faire preuve de mes capacités à mener à leur terme mes missions dans le respect des engagements initiaux. Ainsi chez plusieurs clients, j’ai su m’adapter rapidement aux différents contextes, organiser mes activités, analyser des situations complexes et conseiller aux mieux mes interlocuteurs. Cette capacité d’adaptation me permettra de m’adapter rapidement à un nouveau contexte tel que celui de XX ».
Ce que les recruteurs ne veulent surtout pas voir
◦ Une lettre qui ne parle que de soi
◦ Une lettre adressée à un autre destinataire
◦ Une lettre datée d’il y a deux ans
◦ Des phrases de 4 lignes
◦ Une lettre qui ne répond pas aux demandes explicitement formulées dans l'annonce. (Vous ne précisez pas vos prétentions salariales alors que l'offre indique qu'il faut les mentionner par exemple).
◦ Des éléments de vie privée du style « Étant au chômage depuis deux ans, je touche le RMI... » Trop négatif et hors de propos.
◦ Des fautes d’orthographe
◦ La démonstration qu’on sait tout faire

Les meilleures accroches de lettre de motivation... et les pires

Retenir l’attention des recruteurs dès les premières lignes de votre lettre de motivation, c’est votre objectif. Mais comment faire ? Des professionnels nous révèlent 10 exemples qui les ont marqués.
Le meilleur
- J’ose : « Cher Pierre, dix-sept jours après mon retour de vacances et deux jours après votre propre retour (nous avons des amis communs), vous trouverez ci-joint mon CV mis à jour. »
Pierre Cannet, dirigeant du cabinet de recrutement Blue Search, admet que le candidat prend un risque avec cette accroche. Une telle familiarité pourrait rebuter… Mais elle a aussi le mérite de retenir l’attention. « Une accroche aussi atypique aboutit généralement à un meilleur taux de transformation, à condition que le CV suive ! », prévient-il. D’autant que la lettre est ainsi personnalisée, un atout toujours apprécié. Reste à vous faire des amis recruteurs…
- J’explique : « Actuellement en poste en tant que technicien d’installation de système de détection incendie, je m’apprête à effectuer une formation comme administrateur réseaux. Cette formation, qui démarre le 2 juillet 2010, dure 6 mois et se termine par 3 mois de stage en entreprise. »
Sylvie Mercier, directrice d’APC Recrutement, explique pourquoi cette accroche lui a plu : « le message est clair, on connait aussitôt la  situation. Au candidat ensuite d'expliciter pourquoi il a choisi d'écrire à cette entreprise. » De la précision, des dates et des termes techniques, voilà qui indique un bon état d’esprit de la part du candidat.
- Je décris : « Mon plus grand souhait étant de devenir expert en mobilier et objets d’art, je suis actuellement à la recherche d’un poste d’assistant expert, qui me permettrait de me former à ce métier passionnant. »
Exposer ses motivations, tel est le but de la lettre. Il est parfaitement atteint dans ce cas, estime Sylvie Mercier : « cette accroche permet au recruteur de connaître immédiatement les attentes du candidat. » « Passionnant », « souhait », « me former »… Le vocabulaire utilisé est positif et donne envie de lire la suite.
- Je personnalise : « Le Groupe XXX décidé de s’implanter à l’échelle internationale, notamment dans deux pays où j’ai travaillé 6 années durant. »
« Faire une accroche directe sur "pourquoi vous" » est une très bonne idée, » analyse Sylvie Mercier. Sans s’abaisser à la flatterie, l’auteur de la lettre cite les faits qui l’ont convaincu de postuler dans cette entreprise en particulier. Cela démontre un certain effort de recherches et de personnalisation.
- Je m’implique : « Vous recherchez une personne rigoureuse, bilingue et maîtrisant parfaitement la suite Office, dans le cadre d'un stage. Partageant ces objectifs, je souhaite approfondir mes connaissances dans le domaine du secrétariat au sein de votre société. »
Dès le départ, l’auteur de la lettre prouve qu’il a conscience des besoins de l’entreprise et il expose le lien entre ces besoins et ses propres capacités. Commencer par ce que recherche l’interlocuteur est un bon moyen de retenir son attention.
Le pire
- Je fais du remplissage : « La vérification des procédures et du bon fonctionnement des flux d’informations, le contrôle d’application des normes, la détection des anomalies sont des objectifs indispensables au bon fonctionnement des entreprises. »
Commencer par un paragraphe sur quelque chose que le recruteur sait déjà est une perte de temps. Ce n’est pas le rôle de la lettre de motivation, en particulier quand ces évidences ne sont reliées à aucune compétence que l’auteur pourrait mettre en avant.
- Je rechigne : « Afin de valider ma dernière année Master 2 en Finance, je dois effectuer un stage de 6 mois minimum à partir d’août 2009. »
Le choix de vocabulaire est malheureux : écrire qu’il "doit" effectuer un stage semble indiquer que ce candidat n’y tient pas particulièrement, qu’il s’y soumet par obligation. Une démarche qui ne donne pas envie d’aller plus loin.
- Je personnalise… trop : « Je m'appelle Florence Ceseva, j'ai 30 ans, je suis italienne et célibataire, et je n’ai pas d’enfants. »
Voilà des informations inutiles dans une lettre de motivation, en particulier dès l’accroche !
- Je justifie… mal : « Mon contrat chez SARL Dupont touchant à sa fin, je suis actuellement à la recherche d’un poste d’acheteur. »
La fin d’un contrat n’a rien de très valorisant, mieux vaut éviter d’expliquer que c’est la raison pour laquelle on cherche un emploi.
- J’appelle papa : « Par le biais de mon père qui est exploitant de salles de cinéma à Toulouse, j’ai eu l’occasion de découvrir le cinéma sous un angle autre que purement artistique. »
Ou comment passer pour un fils à papa dès les premières lignes ! C’est éventuellement un renseignement que le candidat pourra donner au cours de l’entretien si le recruteur lui demande pourquoi il s’intéresse à ce domaine, mais certainement pas dans la lettre de motivation.

Quelles questions poser en entretien ?

 


« Avez-vous des questions ? », cette réplique est un incontournable du recruteur. Et, vous, en face, vous oscillez entre le stress de ne rien avoir à dire et l’angoisse de poser une question stupide.
« Il n’y a pas de sujets tabous lors d’un entretien d’embauche. Le candidat peut poser toutess les questions qui lui semblent importantes par rapport au poste », assure Alexandre Noto, fondateur du cabinet de recrutement Concerto. Voilà pour la théorie. Mais en pratique, ce n’est pas aussi simple. « Mieux vaut mettre les formes lorsqu’un candidat veut aborder les sujets délicats, liés au salaire par exemple », nuance Rémi Blanquart, consultant senior au sein du cabinet de conseil Altedia Drouot.
Une chose est sûre : ne répondez jamais par la négative lorsqu’un recruteur vous demande si vous avez des questions ! « C’est assez mal vu, ça prouve que le candidat ne veut pas aller plus loin dans l’échange, explique t-il. Ce sont justement ces questions et la qualité de la discussion qui peuvent faire la différence. » Pour ne pas rester muet, il est donc conseillé de préparer à l’avance une batterie de questions. Histoire de ne pas être pris au dépourvu le moment venu.
Des questions sur l’entreprise et son secteur d’activité
Exemples de questions : Comment définiriez-vous la culture de votre entreprise ? - Quels sont vos principaux clients ? - Quelles sont les valeurs qu’elle défend et qu’est ce que cela implique ? - Quelle est votre politique de management ? - Quels sont les futurs projets ? - Comment s'organisent les différents services ?
« Les questions sur l’entreprise devraient être incontournables, estime Nicolas Dhermain, fondateur du jeune cabinet de recrutement Filigrane. Elles montrent que le candidat est intéressé par la vie de sa future entreprise, et pas seulement par le poste. »
Néanmoins, prenez garde à ne pas poser des questions trop générales, sous peine de passer pour quelqu’un de peu averti. Rappelez-vous qu’un candidat reçu en entretien est censé s’être renseigné sur les enjeux de l’entreprise qu’il convoite, ses effectifs, ses produits, son positionnement marketing. Et ce avant même d’avoir postulé à l’offre d’emploi.
Des questions sur le poste visé
Exemples de questions : Quelle sera ma place dans l’entreprise ? - Quelles seront mes responsabilités ? - A qui est rattaché le poste ? - Comment mon temps de travail sera réparti ? - Quels sont les objectifs du poste et les moyens mis à disposition ? - Quelle sera ma liberté de décision ? - Quels sont les aspects demandant le plus de vigilance ? - Avec qui serais-je en connexion dans l’entreprise ? - Quelle est l'origine et la date de création du poste ? - Quelle est l’évolution possible du poste ?
Les questions relatives au poste sont les plus courantes. Et pour cause : « la description du poste dans l’annonce est généralement très succincte », estime Alexandre Noto. N’hésitez surtout pas à entrer dans le détail avec votre interlocuteur et placez-vous comme un expert dans votre domaine. Sur les questions qui concernent les perspectives d’évolution, prenez des pincettes ! « C’est un sujet délicat, qui me met souvent dans l’embarras car tout le monde veut évoluer mais toutes les entreprises ne le permettent pas », confie t-il. Quoiqu’il en soit, montrer que vous avez une vision à long terme de votre plan de carrière ne vous portera pas préjudice.
J’ose ou pas les questions sur la rémunération ?
Sur ce sujet, les avis des recruteurs sont partagés. Certains estiment que le salaire fait partie des sujets qu’un candidat peut aborder dès un premier en entretien. D’autres pensent qu’il est préférable de réserver cette question pour le second rendez-vous et d’attendre que le recruteur l’aborde. Si le sujet n’est pas abordé par l’employeur, posez la question à la toute fin de la rencontre, juste avant la conclusion.
Les profils commerciaux font, sur ce sujet, figure d’exception. « Un commercial doit aimer l’argent puisqu’il est le moteur de sa performance. On s’   attend donc à ce qu’il soulève la question de sa rémunération », précise Rémi Blanquart.
Quoiqu’il en soit, mieux vaut faire preuve de tact. Evitez la formulation : « Combien serais-je payé ? » Préférez la formule plus appropriée : « Maintenant que nous avons traité l’essentiel des questions relatives au poste, pourriez-vous me donner un aperçu du niveau de salaire prévu ? »
Faut-il parler des à-côtés ?
Oubliez le nombre de RTT, de jours de congés ou de tickets resto,… Les questions d’ordre pratique sont à éviter ou à réserver à la toute fin de l’entretien. « Surtout pour des postes à haute responsabilité. Par exemple, ce serait mal vu de la part d’un directeur général de poser cette question. On s’interrogerait sur son positionnement par rapport au poste », explique Rémi Blanquart.
Revenir sur l’entretien d’embauche
« À l’issue de la rencontre, il n’est pas déplacé de demander au recruteur ce qu’il a pensé et retenu », explique Alexandre Noto. Mais attention ! Pour ne pas paraître incorrect, soignez votre style... Bannissez la question trop directe : « Est-ce que vous allez me retenir pour ce poste ? » Préférez : « Qu’est-ce que vous pensez de mon adéquation avec le poste proposé ? », tout en rappelant que vous êtes extrêmement motivé.

J'ai démissionné : que dire en entretien ?

 


Quitter volontairement son poste est parfois difficile à justifier face à un recruteur. Surtout en période de crise... Comment évoquer la question sans faire de faux pas ?
Il ne faut PAS mentir
Nombreux sont ceux qui perdent leurs moyens lorsqu’il s’agit d’expliquer, devant un futur employeur, une démission. D’autant plus avec le contexte économique actuel. Car c’est à double-tranchant : au mieux, vous passez pour un audacieux qui aime prendre des risques pour faire avancer sa carrière. Au pire, pour un imprudent ou un inconstant.
Malgré tout, les professionnels du recrutement conseillent, à l’unisson, de miser sur l’honnêteté. « Il ne faut jamais cacher à son futur employeur que vous avez démissionné de votre précédent poste car on finit toujours par le savoir, notamment par le biais des références », explique Julien Verleure, consultant au sein de Karvina RH, cabinet de conseil en management et en ressources humaines. « Mieux vaut le préciser au recruteur, confirme Yves Berthier, fondateur du cabinet de conseil et de recrutement Berthier Consultants. D’autant qu’une démission peut être expliquée de façon positive. Démissionner, ce n’est pas abandonner son ancien poste mais plutôt entrer dans une démarche de repositionnement. »
Préparez un argumentaire sur les raisons
Pour ne pas effrayer les recruteurs, la meilleure solution reste encore de se justifier et d’expliquer le contexte de son départ. Et ce, de manière constructive. « Il faut que le recruteur comprenne que cette démission était une décision éclairée », précise Cyril Capel, directeur associé du cabinet de conseil CCLD Recrutement. Car son rôle est avant tout d’appréhender le cheminement de carrière du candidat.
Le plus souvent, ce désir de changement se justifie par un besoin « de nouveaux challenges », constate Julien Verleure. « Je rencontre régulièrement des candidats qui ont envie d’évoluer professionnellement car ils ont l’impression d’avoir fait le tour de leur poste », remarque de son côté Cyril Capel. Malgré tout, avant de claquer la porte, il est de bon ton d’avoir réfléchi à la suite et d’avoir muri un projet professionnel. « Un salarié qui plongerait dans le vide en espérant se rattraper à une branche suscite, chez moi, de la suspicion. Sa témérité m’inquièterait…, confie Yves Berthier. Mieux vaut donc expliquer que vous avez anticipé votre démission. »
Problème relationnel avec votre ex-boss ? Evitez de vous appesantir
Il arrive également que des problèmes d’ordre relationnel soient à l’origine de la volonté de départ. Dans ce cas, tachez d’être le plus concis possible lorsque vous l’expliquerez à votre futur employeur. « Mieux vaut ne pas s’attarder sur les éventuels problèmes d’entente que vous aviez avec votre ancien patron », explique Cyril Capel. Abordez-le uniquement si le recruteur vous pose la question. « Cela peut sous-entendre que le candidat a des difficultés à s’intégrer dans une équipe ou dans un environnement nouveau », confirme Julien Verleure. « Si un salarié a décidé de ne plus se laisser manœuvrer par son patron et de rester maître de sa vie, je pense que c’est difficile de lui reprocher », nuance néanmoins Yves Berthier.
Dernier cas de figure : vous changez de travail comme de chemise… Il va de soi qu’énumérer l’historique complet de vos démissions ne jouera pas en votre faveur. « C’est un élément perturbant pour le recruteur car il tirera forcément des conclusions sur le comportement du candidat et il doutera de sa capacité à se remettre en question », prévient Cyril Capel.
Ne descendez pas votre ancien patron !
Quelle que soit votre raison de départ, ne dénigrez jamais votre précédente entreprise. Même si celle-ci est un concurrent direct de votre futur employeur. « C’est très mal vu et cela risquerait de vous pénaliser », commente Julien Verleure. « Attention aux pièges ! », prévient Cyril Capel. Le recruteur vous parle de la soi-disant mauvaise réputation de votre ex-employeur ? N’abondez pas dans son sens. « Précisez par exemple qu’une expérience, même mauvaise, est toujours bonne à prendre », conseille t-il.
La règle d’or ? Rester humble et admettre que les deux parties ont eu leur part de responsabilité dans le conflit. « Et surtout, ne pas rejeter la faute uniquement sur les autres », précise Cyril Capel. Cette faculté à prendre du recul face à des situations délicates sera considérée comme un véritable atout aux yeux du recruteur.

Entretien : 8 attitudes qui énervent les recruteurs

 


En entretien, le recruteur vous observe, vous jauge, vous teste, cherche parfois à vous déstabiliser… Son but ? Réussir à vous cerner en quelques minutes. Mais certaines attitudes le stoppent net. Quelles sont ces erreurs qui vous font perdre toutes vos chances ?
1. Arriver les mains dans les poches
Un entretien ça se prépare ! Vous présentez face au recruteur sans avoir la moindre information en tête, c’est le meilleur moyen de se griller. « Une fois sur deux, les candidats ne se sont renseignés ni sur l’entreprise ni sur le poste. C’est inacceptable… surtout lorsqu’il s’agit d’un entretien qui fait suite à une candidature spontanée », explique Wilhelm Laligant, directeur général de Randstad Search & Selection. Même si vous n’êtes pas censé tout connaître sur l’entreprise, le minimum syndical s’impose. Renseignez-vous sur sa taille, les produits qu’elle propose et plus généralement sur son actualité. À la fin de l’entretien, il est également de bon ton de poser des questions. Vous démontrerez ainsi votre intérêt pour le poste.
2. Prendre le recruteur pour un pote
Arriver en retard sans s’excuser, répondre à son téléphone, parler en mâchouillant un chewing-gum, tutoyer le recruteur... Eh oui, les employeurs en voient des vertes et des pas mûres. « Tout ceci nuit à la qualité de la rencontre, qui est un moment-clé pour le candidat, précise Jean-Paul Brette, directeur du pôle Banque-Finance-Assurance au sein  du cabinet de conseil Hudson. Notre rôle est de mettre à l’aise les candidats afin qu’ils puissent s’exprimer dans les meilleures conditions. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils aient le droit d’utiliser un vocabulaire familier. On ne parle pas à un recruteur comme à un ami ! »
3. Etre trop bavard ou pas assez
Oubliez les « moi, moi, moi » ou les « je, je, je », vous êtes aussi là pour en savoir plus sur le poste, l’entreprise et les attentes du recruteur. Gardez une règle en tête : « le temps de parole doit être bien réparti entre le recruteur et le recruté », explique Wilhelm Laligant. Sachez susciter les questions de votre interlocuteur. Bref, trouvez le juste équilibre.
Pour les plus bavards, mesurez votre débit de parole. Pour les plus réservés, étayez vos propos : « répondre par oui ou par non aux questions ne fera pas beaucoup avancer la conversation… ». 
4. Les menteurs
Si vous avez triché sur votre CV, l’entretien va permettre au recruteur de s’en apercevoir. « On estime à un tiers le nombre de faux CV, précise Jean-Paul Brette. Or il ne faut pas qu’il y ait un décalage entre ce que le candidat affiche sur son CV et ce qu’il reflète durant l’entretien. » Si certains candidats ne sont pas honnêtes sur leur niveau de langues, d’autres mentent carrément sur leurs diplômes. « Lorsqu’on demande les photocopies des diplômes obtenus, on apprend souvent qu’ils ont le niveau du diplôme mais pas le diplôme », raconte Wilhelm Laligant.
5. Se prendre pour Superman
« Vous ne trouverez pas mieux que moi », « Je connais parfaitement ce poste », « J’ai toutes les compétences que vous recherchez ». L’objectif d’un entretien est bien de se présenter sous son meilleur jour. Mais il y a des limites ! « Les jeunes diplômés, formés dans leurs écoles à l’exercice des entretiens en face-à-face, manquent souvent de naturel. Parfois, ils enjolivent la vérité. Cette confiance en soi peut vite se transformer en arrogance », prévient Claire Romanet, chasseuse de tête et fondatrice du cabinet Elaee. Misez plutôt sur l’authenticité. D’autant qu’un candidat qui se survend s’expose à un sérieux retour de bâton lorsqu’il sera en période d’essai.
6. Venir en short
D’accord c’est l’été, mais les chemises à fleurs et les tongs ne sont pas du meilleur goût pour un rendez-vous qui se veut professionnel. « Il faut adopter le dress code qui correspond au poste souhaité », insiste Wilhelm Laligant. Vous postulez à un poste de commercial dans une banque ? Sortez votre plus beau costume. À contrario, « on acceptera volontiers qu’un candidat qui postule pour un poste de directeur artistique se présente avec des tatouages, des piercings et des dreadlocks », précise Claire Romanet.
7. Les tics de langage
N’oubliez pas qu’en entretien la forme importe au moins autant que le fond. Les tics de langage, la gestuelle, le sourire doivent donc être totalement maîtrisés. Si vous êtes adepte du « effectivement » à chaque début de phrase ou du « quoi » à la fin de chaque intervention, essayez de vous corriger. Au risque que le recruteur s’arrête sur ces détails et ne vous écoute plus.
8. Parler RTT
« Combien de RTT pourrai-je poser par mois ? », « Aurai-je le droit à des tickets restaurants ? », « Y-a-t-il un bon CE ? », « Les heures supplémentaires me seront-elles payées ? » Si l’une de ces questions est vraiment importante à vos yeux, attendez la toute fin de l’entretien pour la poser.

Entretien d'embauche : les réponses aux 5 questions incontournables

 


Chef de produit, ingénieur, chargé de com, contrôleur de gestion, architecte... peu importe vos aspirations, vous aurez tous droit à ces cinq questions. Ne pensez pas y échapper, elles sont le b-a-ba de l'entretien d'embauche. Vous les connaissez, mais n'êtes pas toujours sûr des réponses à adopter.
1. Quelles sont vos qualités ? Quels sont vos défauts ?
Incontournables lors d’un entretien d’embauche, ces deux questions se déclinent également sous la forme : « Quels sont vos points forts ? Vos points faibles ? Quels aspects souhaitez-vous améliorer dans votre personnalité ? ». « Ce n’est pas tant la réponse à ces questions qui nous intéressent mais plus la manière d’y répondre », précise Antoine Lecoq, directeur exécutif de la société Page Personnel. Le recruteur attend ici que vous soyez honnête et que vous sachiez réfléchir sur vous-même. « Le mieux, c’est d’essayer de rester naturel et de ne pas vendre une image qui n’est pas la sienne », insiste Navaz Houssenaly, directeur commercial de l’agence Exos Interim. Pour autant, le naturel se prépare, car mieux vaut avoir les idées claires sur vos atouts et vos faiblesses pour tenir un discours cohérent.  
Les réponses à éviter :
=> «  Je ne pense pas avoir de points faibles » : surtout pas ! Voilà qui vous ferait passer pour un orgueilleux manquant de recul.
=> Attention à ne pas citer de défauts contre-indiqués pour ce poste : « Je suis timide » passera mal pour un commercial…
=> « Evitez de vous contenter des réponses clichés ! », conseille Antoine Lecoq : « Je suis très rigoureux », « Je suis perfectionniste : c’est une qualité aussi bien qu’un défaut » ou encore « Comme on me le dit souvent, je suis très dynamique ». Soyez plus précis et donnez des exemples concrets : « J’ai une bonne capacité à évaluer les priorités, par exemple dans tel projet… ».
=> Dans tous les cas, « restez sur le terrain professionnel et évitez les réponses trop personnelles », insiste Antoine Lecoq.
2. En quoi votre formation et votre expérience sont-elles en adéquation avec le poste ?
« À cette question, difficile de ne pas partir dans tous les sens, concède Xavier Chopelin, consultant au sein du cabinet Hudson à Nantes. Pensez à illustrer vos propos par des éléments objectifs : des données vérifiables et quantifiables comme un chiffre d’affaires par exemple ». Il faut donc au préalable avoir étudié avec précision l’offre d’emploi et l’activité de l’entreprise pour être le plus concret possible. Vous renverrez alors l’image d’un candidat prêt à s’impliquer.
Les réponses à éviter :
=> « J’ai toujours rêvé de faire ce métier », trop cliché. Si c’est vraiment le cas, essayez de partager votre passion avec le recruteur en illustrant par des exemples : « J’ai toujours été passionné par l’aéronautique, je n’ai d’ailleurs pas manqué un seul salon du Bourget depuis mon enfance ».
=> « Ce poste s’inscrit dans une suite logique par rapport à ma formation » : tout comme il n’y a pas de voie toute tracée pour accéder à un poste, il n’y a pas de suite logique. Précisez plutôt quelles compétences, acquises au long de votre carrière ou de vos études, seront pertinentes pour ce poste.
3. Pourquoi avez-vous quitté votre poste précédent ?
Attention, question piège ! L’objectif du recruteur est de déterminer si vous avez rencontré des difficultés qui pourraient se présenter de nouveau chez ce nouvel employeur. Alors, nuancez vos réponses et restez positif. Quelle que soit la raison de votre départ, « trouvez des éléments constructifs sur votre ancienne entreprise », explique Antoine Lecoq. Surtout, ne dénigrez pas votre ancien employeur, cela traduirait un manque de professionnalisme et le recruteur pourrait estimer que vous ferez la même chose à son égard…
Les réponses à éviter :
=> « Je suis parti par dépit » ou « J’ai été congédié » : même si c’est le cas, évitez de le dire, sauf si le recruteur vous le demande de manière directe. Préférez : « Les fonctions de ce poste ne faisaient pas suffisamment appel à mes compétences » ou « Je voulais m’orienter vers un secteur plus proche de mes qualifications ».
4. Préférez-vous travailler seul ou en équipe ?
Le recruteur cherche ici à déterminer vos aptitudes à vous intégrer dans une équipe, à entretenir de bonnes relations avec vos collègues et supérieurs hiérarchiques. Même si vous serez amené à travailler seul, vous gagnerez toujours à être sociable. Souplesse, diplomatie, bonne humeur, capacités d’intégration,… autant de qualités à souligner.
Les réponses à éviter :
=> « Je ne me suis pas entendu avec mes précédents collègues », « On ne m’a pas intégré ». Si vos relations étaient tendues, mieux vaut ne pas épiloguer sur le sujet. Si le recruteur détecte le problème, expliquez que vous avez su tirer profit de cette situation difficile ou que vous avez appris de vos erreurs.
=> « Je suis très timide » : si c’est le cas mieux vaut rassurer le recruteur : « Cette timidité s’efface une fois que j’ai pris mes marques », « J’ai toujours su m’intégrer à un groupe ».
5. Quels sont vos plans de carrière, vos objectifs à long terme ?
« Là aussi, soyez honnête », conseille Navaz Houssenaly, mais tout en restant souple. Evoquez vos centres d’intérêt et vos souhaits d’évolution mais ne soyez pas ferme quant aux modalités et aux échéances, au risque de paraître trop ambitieux. En posant cette question, l’employeur cherche aussi à savoir si vous envisagez de rester dans l’entreprise.
Les réponses à éviter :
=> « Ce poste n’est qu’une étape dans ma carrière » ou « Je compte devenir chef de section dans un an ». C’est dans votre intérêt de rester vague : « Mon objectif immédiat est de trouver un emploi dans une entreprise en croissance. Mon objectif à long terme dépendra de la direction que prendra l’entreprise. »