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lundi 17 janvier 2011

Comment les recruteurs vous traquent sur le Net

 


Évaluer un candidat en une heure est un exercice difficile. Alors pour confirmer leurs impressions ou en savoir plus sur vous, les recruteurs peuvent vous suivre à la trace sur Internet ! Découvrez quels sont les recruteurs qui mènent l’enquête sur le Web et comment ils procèdent.

L’arme préférée des recruteurs à la recherche d’informations sur un candidat ? Google bien sûr. Rien de plus simple en effet que de taper le nom d’une personne dans le célèbre moteur de recherches et de voir ce qui ressort. Car même si de votre côté vous n’avez jamais rien mis en ligne sur Internet, il est possible que vous apparaissiez sur le site de votre ancienne école, de votre entreprise actuelle, d’une association ou encore d’un club de sport dont vous faites partie… Et s’ils veulent en savoir encore plus, ils peuvent utiliser des sites comme 123people, dédié aux recherches sur les noms de personnes.
Les réseaux professionnels de type LinkedIn ou Viadeo sont également des outils de choix lors d’un recrutement. Seulement, explique Olivier Zara, expert du Web 2.0 et président d’Authentys, société de personal branding, « sur ces sites, les candidats mettent les informations auxquelles ils veulent que les gens aient accès. C’est un peu comme lire le commentaire de l’éditeur avant d’acheter un bouquin : on se doute bien qu’il n’expliquera pas que le livre ne vaut rien. » D’où le recours au « name googling » pour creuser davantage.
Qui sont ceux qui vous googlisent ?

Pour l’instant, ce sont surtout les cabinets de recrutement qui prennent le temps de scruter les recoins de la Toile à la recherche d’informations, les recherches sur Internet étant très chronophages. Mais, selon Olivier Zara, « nous nous dirigeons vers une généralisation », et de plus en plus de recruteurs se convertissent aux enquêtes virtuelles. Bien sûr, des recherches ne sont pas effectuées pour tous les CV reçus, seuls ceux retenus en première sélection y ont généralement droit.
Mais à quoi servent les informations ainsi glanées ? Essentiellement à valider si ce qui se trouve sur le Net correspond bien à ce qui est dit sur votre CV. Mais aussi à mieux vous cerner, en collectant des informations qui ne figurent pas dans votre candidature. Enfin, à vérifier si rien de gênant ne ressort…

Facebook or not Facebook ?
Et qu’en est-il de Facebook ? Presque tout le monde y figure,  les recruteurs doivent donc être tentés d’aller y faire un tour, ne serait-ce que par curiosité. Mais le réseau social pose problème à la  profession. En effet, la loi est claire : les employeurs ne peuvent pas refuser une candidature à cause de détails personnels. Or, ce sont principalement des détails personnels qui sont en ligne sur Facebook… Nicole Laïk, DRH du groupe GFI Informatique, est catégorique : « nous nous devons de respecter la confidentialité des informations. Il existe d’ailleurs une charte dans ce sens. »
En théorie donc, rien à craindre de ce côté-là. Mais dans les faits, 14 % des recruteurs avouent avoir déjà rejeté un CV suite à la découverte d’informations privées qui les ont inquiétés. Car même en ne visitant pas directement Facebook, c’est bien souvent sur cette page que l’on tombe lorsqu’on tape un nom sur Google…
Les cas où le Net vous nuit
« J’ai à l’esprit l’exemple de quelqu’un qui a failli ne pas être recruté parce qu’il postulait pour un emploi de chef de produit et que, d’après son profil Viadeo, il n’était que stagiaire, raconte Olivier Zara. Il ne l’avait simplement pas mis à jour. » Dans ce cas, le recruteur a pris la peine de vérifier l’information et d’en parler au candidat, mais tout le monde ne réagit pas de cette façon.
Autre exemple : cette étudiante californienne, recrutée par une grande entreprise américaine, qui s’est empressée de poster un tweet annonçant qu’elle allait désormais occuper un job qu’elle détesterait pour un très gros salaire et que la seule idée des trajets quotidiens l’agaçait d’avance… Résultat : le recruteur, un adepte de Tweeter, l’a licenciée le jour même de son embauche !
Mais si le Web peut vous desservir, sachez qu’une absence de la Toile est également risquée. « Certains recruteurs avouent que lorsqu’ils ne trouvent rien du tout sur un candidat en surfant sur le Net, le CV atterri directement dans la corbeille », prévient Olivier Zara. « À une époque, celui qui envoyait son CV par mail partait plus gagnant que celui qui l’envoyait encore en version papier, ajoute Isabelle Bernard, directrice du développement des ressources humaines chez SGS. On s’y dirige tout droit avec Internet : celui qui n’y figure pas attire moins l’attention. »
Conclusion
Pensez à contrôler régulièrement ce que l'on trouve sur vous grâce à Google. Si vous n'avez pas toujours la possibilité de supprimer des éléments qui vous semblent dérangeants, vous serez au moins capable d'anticiper. Enfin, n'oubliez pas qu'il faut soigner sa réputation sur le web lorsqu'on est en recherche d'emploi mais aussi lorsqu'on est en poste !

Lettre de motivation : 15 erreurs qui énervent les recruteurs

 


Les recruteurs lisent des centaines de lettres de motivation par jour, on peut donc comprendre qu’au 203e « votre-entreprise-leader-sur-son-marché », ils s’agacent. Voici les 15 maladresses qui peuvent être fatales à votre candidature.
1. La lettre de motivation de 3 lignes
Encore plus efficace qu'une insulte ! Si vous voulez démontrer que les efforts, c'est vraiment pas votre truc, vous gagnerez le pompon à coup sûr.
2. La lettre de motivation de 3 pages
« Si la lettre fait plus d'une page, on ne lira que le début », prévient Pierre-Olivier Landry, directeur des ressources humaines EMEA pour Regus.
3. La mise en page bâclée
Découpage des paragraphes, alignement du texte, aération... vous n'avez vraiment pas le temps ? Dommage, car ça ne pardonnera pas.
4. Ne s'adresser à personne alors que l'annonce stipule d'écrire à Untel
« Si l'annonce indique qu'il faut envoyer sa candidature à M. X sous la  référence YZ, c'est parce qu'on a mis en place toute une organisation derrière. Quand les candidats ne respectent pas ces consignes, on fait le travail à leur place. C'est très agaçant et surtout chronophage », explique Pierre-Olivier Landry.
5. Les fautes d'orthographe
La réalisation d'une lettre de motivation suppose un travail sérieux. Comme le souligne Ann-Laure Edery, consultante en recrutement pour le cabinet People Search, « on est en droit de penser qu'elle a été lue et relue plusieurs fois ». Donc : aucune faute d'orthographe ne doit vous échapper.
6. La lettre datée d'il y a 3 mois
C'est comme les fautes d'orthographe : ça n'aurait pas dû vous échapper.
7. Les phrases de 3 km
Les explications alambiquées, c'est l'idéal pour perdre votre lecteur. Ce dernier n'a pas le temps d'aller chercher un sujet séparé de son verbe par 4 lignes d'incises et d'adverbes à rallonge. Ni de relire 5 fois une phrase pour être sûr de l'avoir bien comprise. Privilégiez les phrases courtes, simples et percutantes.
8. L'absence de formule de politesse
Qu'est-ce qu'on s'embête avec ces salutations sincères, cordiales ou distinguées... c'est tellement vieillot tout ça. En plus, ce n'est jamais qu'un recruteur qui va vous lire. Mérite-t-il ce petit message de considération ? Après tout, c'est juste votre destin professionnel qu'il tient entre ses mains…
9. Le copier-coller d’un modèle insipide
Elle est sans saveur, ni odeur, ni couleur. La lettre-type quasi-entièrement copiée-collée, c'est le pire cauchemar du recruteur. Imaginez votre tête, si votre moitié vous envoyait une déclaration d'amour qui a déjà servi 15 fois !
Alors malgré votre esprit écolo, pour une fois, dites non au recyclage. Donnez-vous du mal pour votre lettre de motivation. Faites-en quelque chose d'intéressant, de recherché, de sincère. « Elle doit être impérativement personnalisée, conseille Ann-Laure Edery. Il faut que l'envie et la motivation se ressentent. Lorsque nous avons des hésitations sur un CV, une lettre efficace peut favoriser la candidature. À l'inverse, une lettre purement formelle ne pèsera pas dans la balance. »
Pour rédiger quelque chose de vraiment personnel, vous pouvez notamment : expliquer votre façon de voir l'entreprise, votre conception du poste proposé, ce qui vous plaît dans les missions proposées, etc. « Se poser toutes ces questions est aussi un excellent moyen de se préparer à l'entretien », souligne Ann-Laure Edery.
10. Qualifier l'entreprise de "leader de son secteur"
Si c'est vrai, tout le monde le sait, nul besoin que vous veniez le rappeler. Si c'est faux, vous ne flattez personne mais passez pour quelqu'un de très mal renseigné. Misez plutôt sur un élément qui caractérise vraiment l'entreprise : elle a été créée récemment, elle a une belle histoire (tout est parti d'un petit entrepôt...), elle a une culture familiale, etc.
11. Se survendre
« Je suis un excellent manager », proclame le jeune dip’ qui a suivi un module de management pendant un demi-semestre. Vous le serez peut-être, mais pour l'heure, il est bien plus honnête d'écrire : « j'ai la capacité d'animer des équipes car j'ai suivi tel cours qui m'a apporté telles compétences... ». Pensez à rester humble, sinon vous paraîtrez prétentieux. L'idéal : des formulations simples et au plus près de la réalité.
Évitez aussi les formules excessives. Du genre : « je suis extrêmement organisé » (« très organisé » suffit), « mon apport crucial à l'entreprise », « tout l'argent que je vais vous faire gagner immédiatement »...
12. Expliquer que son ancien employeur est un abruti
« Critiquer l'entreprise dans laquelle on travaille actuellement ou qu'on vient de quitter est l'une des pires erreurs qui soit, estime Pierre-Olivier Landry. Surtout quand on explique que son ex-manager n'avait rien compris, ou qu'il n'était pas à la hauteur. »
13. Affirmer sans illustrer
« Je suis bon dans ceci, et très bon dans cela ». Bravo ! Et qu'est-ce qui vous permet de l'affirmer ? Il va falloir prouver vos dires en les illustrant par des exemples de réalisations.
14. La jouer copain-copain
« Il faut garder une certaine distance dans sa lettre, on n'est pas en train de papoter au bar du coin », prévient Pierre-Olivier Landry. Mieux vaut éviter les remarques de style trop familier, telle que « décidemment, on est fait pour s'entendre ! ».
15. Mentir
Évidemment, on garde le pire pour la  fin. Contrairement à ce que vous pensez, les mensonges purs et simples comme les déformations de la réalité sont monnaie courante dans les lettres de motivation. Elles concernent notamment les formations (s'attribuer le diplôme d'une école prestigieuse dans laquelle on n'a jamais mis les pieds par exemple), la durée des expériences (allez hop ! J'ajoute un an dans telle boîte, ça fait mieux) et la nature des missions confiées (s'auto-proclamer chef de tel projet alors qu'on y a juste pris part). Dans tous les cas, c'est fatal : personne n'a envie de recruter quelqu'un de malhonnête. Et c'est très, très énervant d'avoir perdu du temps

Les meilleures accroches de lettre de motivation... et les pires

Retenir l’attention des recruteurs dès les premières lignes de votre lettre de motivation, c’est votre objectif. Mais comment faire ? Des professionnels nous révèlent 10 exemples qui les ont marqués.
Le meilleur
- J’ose : « Cher Pierre, dix-sept jours après mon retour de vacances et deux jours après votre propre retour (nous avons des amis communs), vous trouverez ci-joint mon CV mis à jour. »
Pierre Cannet, dirigeant du cabinet de recrutement Blue Search, admet que le candidat prend un risque avec cette accroche. Une telle familiarité pourrait rebuter… Mais elle a aussi le mérite de retenir l’attention. « Une accroche aussi atypique aboutit généralement à un meilleur taux de transformation, à condition que le CV suive ! », prévient-il. D’autant que la lettre est ainsi personnalisée, un atout toujours apprécié. Reste à vous faire des amis recruteurs…
- J’explique : « Actuellement en poste en tant que technicien d’installation de système de détection incendie, je m’apprête à effectuer une formation comme administrateur réseaux. Cette formation, qui démarre le 2 juillet 2010, dure 6 mois et se termine par 3 mois de stage en entreprise. »
Sylvie Mercier, directrice d’APC Recrutement, explique pourquoi cette accroche lui a plu : « le message est clair, on connait aussitôt la  situation. Au candidat ensuite d'expliciter pourquoi il a choisi d'écrire à cette entreprise. » De la précision, des dates et des termes techniques, voilà qui indique un bon état d’esprit de la part du candidat.
- Je décris : « Mon plus grand souhait étant de devenir expert en mobilier et objets d’art, je suis actuellement à la recherche d’un poste d’assistant expert, qui me permettrait de me former à ce métier passionnant. »
Exposer ses motivations, tel est le but de la lettre. Il est parfaitement atteint dans ce cas, estime Sylvie Mercier : « cette accroche permet au recruteur de connaître immédiatement les attentes du candidat. » « Passionnant », « souhait », « me former »… Le vocabulaire utilisé est positif et donne envie de lire la suite.
- Je personnalise : « Le Groupe XXX décidé de s’implanter à l’échelle internationale, notamment dans deux pays où j’ai travaillé 6 années durant. »
« Faire une accroche directe sur "pourquoi vous" » est une très bonne idée, » analyse Sylvie Mercier. Sans s’abaisser à la flatterie, l’auteur de la lettre cite les faits qui l’ont convaincu de postuler dans cette entreprise en particulier. Cela démontre un certain effort de recherches et de personnalisation.
- Je m’implique : « Vous recherchez une personne rigoureuse, bilingue et maîtrisant parfaitement la suite Office, dans le cadre d'un stage. Partageant ces objectifs, je souhaite approfondir mes connaissances dans le domaine du secrétariat au sein de votre société. »
Dès le départ, l’auteur de la lettre prouve qu’il a conscience des besoins de l’entreprise et il expose le lien entre ces besoins et ses propres capacités. Commencer par ce que recherche l’interlocuteur est un bon moyen de retenir son attention.
Le pire
- Je fais du remplissage : « La vérification des procédures et du bon fonctionnement des flux d’informations, le contrôle d’application des normes, la détection des anomalies sont des objectifs indispensables au bon fonctionnement des entreprises. »
Commencer par un paragraphe sur quelque chose que le recruteur sait déjà est une perte de temps. Ce n’est pas le rôle de la lettre de motivation, en particulier quand ces évidences ne sont reliées à aucune compétence que l’auteur pourrait mettre en avant.
- Je rechigne : « Afin de valider ma dernière année Master 2 en Finance, je dois effectuer un stage de 6 mois minimum à partir d’août 2009. »
Le choix de vocabulaire est malheureux : écrire qu’il "doit" effectuer un stage semble indiquer que ce candidat n’y tient pas particulièrement, qu’il s’y soumet par obligation. Une démarche qui ne donne pas envie d’aller plus loin.
- Je personnalise… trop : « Je m'appelle Florence Ceseva, j'ai 30 ans, je suis italienne et célibataire, et je n’ai pas d’enfants. »
Voilà des informations inutiles dans une lettre de motivation, en particulier dès l’accroche !
- Je justifie… mal : « Mon contrat chez SARL Dupont touchant à sa fin, je suis actuellement à la recherche d’un poste d’acheteur. »
La fin d’un contrat n’a rien de très valorisant, mieux vaut éviter d’expliquer que c’est la raison pour laquelle on cherche un emploi.
- J’appelle papa : « Par le biais de mon père qui est exploitant de salles de cinéma à Toulouse, j’ai eu l’occasion de découvrir le cinéma sous un angle autre que purement artistique. »
Ou comment passer pour un fils à papa dès les premières lignes ! C’est éventuellement un renseignement que le candidat pourra donner au cours de l’entretien si le recruteur lui demande pourquoi il s’intéresse à ce domaine, mais certainement pas dans la lettre de motivation.

Entretien d'embauche : les réponses aux 5 questions incontournables

 


Chef de produit, ingénieur, chargé de com, contrôleur de gestion, architecte... peu importe vos aspirations, vous aurez tous droit à ces cinq questions. Ne pensez pas y échapper, elles sont le b-a-ba de l'entretien d'embauche. Vous les connaissez, mais n'êtes pas toujours sûr des réponses à adopter.
1. Quelles sont vos qualités ? Quels sont vos défauts ?
Incontournables lors d’un entretien d’embauche, ces deux questions se déclinent également sous la forme : « Quels sont vos points forts ? Vos points faibles ? Quels aspects souhaitez-vous améliorer dans votre personnalité ? ». « Ce n’est pas tant la réponse à ces questions qui nous intéressent mais plus la manière d’y répondre », précise Antoine Lecoq, directeur exécutif de la société Page Personnel. Le recruteur attend ici que vous soyez honnête et que vous sachiez réfléchir sur vous-même. « Le mieux, c’est d’essayer de rester naturel et de ne pas vendre une image qui n’est pas la sienne », insiste Navaz Houssenaly, directeur commercial de l’agence Exos Interim. Pour autant, le naturel se prépare, car mieux vaut avoir les idées claires sur vos atouts et vos faiblesses pour tenir un discours cohérent.  
Les réponses à éviter :
=> «  Je ne pense pas avoir de points faibles » : surtout pas ! Voilà qui vous ferait passer pour un orgueilleux manquant de recul.
=> Attention à ne pas citer de défauts contre-indiqués pour ce poste : « Je suis timide » passera mal pour un commercial…
=> « Evitez de vous contenter des réponses clichés ! », conseille Antoine Lecoq : « Je suis très rigoureux », « Je suis perfectionniste : c’est une qualité aussi bien qu’un défaut » ou encore « Comme on me le dit souvent, je suis très dynamique ». Soyez plus précis et donnez des exemples concrets : « J’ai une bonne capacité à évaluer les priorités, par exemple dans tel projet… ».
=> Dans tous les cas, « restez sur le terrain professionnel et évitez les réponses trop personnelles », insiste Antoine Lecoq.
2. En quoi votre formation et votre expérience sont-elles en adéquation avec le poste ?
« À cette question, difficile de ne pas partir dans tous les sens, concède Xavier Chopelin, consultant au sein du cabinet Hudson à Nantes. Pensez à illustrer vos propos par des éléments objectifs : des données vérifiables et quantifiables comme un chiffre d’affaires par exemple ». Il faut donc au préalable avoir étudié avec précision l’offre d’emploi et l’activité de l’entreprise pour être le plus concret possible. Vous renverrez alors l’image d’un candidat prêt à s’impliquer.
Les réponses à éviter :
=> « J’ai toujours rêvé de faire ce métier », trop cliché. Si c’est vraiment le cas, essayez de partager votre passion avec le recruteur en illustrant par des exemples : « J’ai toujours été passionné par l’aéronautique, je n’ai d’ailleurs pas manqué un seul salon du Bourget depuis mon enfance ».
=> « Ce poste s’inscrit dans une suite logique par rapport à ma formation » : tout comme il n’y a pas de voie toute tracée pour accéder à un poste, il n’y a pas de suite logique. Précisez plutôt quelles compétences, acquises au long de votre carrière ou de vos études, seront pertinentes pour ce poste.
3. Pourquoi avez-vous quitté votre poste précédent ?
Attention, question piège ! L’objectif du recruteur est de déterminer si vous avez rencontré des difficultés qui pourraient se présenter de nouveau chez ce nouvel employeur. Alors, nuancez vos réponses et restez positif. Quelle que soit la raison de votre départ, « trouvez des éléments constructifs sur votre ancienne entreprise », explique Antoine Lecoq. Surtout, ne dénigrez pas votre ancien employeur, cela traduirait un manque de professionnalisme et le recruteur pourrait estimer que vous ferez la même chose à son égard…
Les réponses à éviter :
=> « Je suis parti par dépit » ou « J’ai été congédié » : même si c’est le cas, évitez de le dire, sauf si le recruteur vous le demande de manière directe. Préférez : « Les fonctions de ce poste ne faisaient pas suffisamment appel à mes compétences » ou « Je voulais m’orienter vers un secteur plus proche de mes qualifications ».
4. Préférez-vous travailler seul ou en équipe ?
Le recruteur cherche ici à déterminer vos aptitudes à vous intégrer dans une équipe, à entretenir de bonnes relations avec vos collègues et supérieurs hiérarchiques. Même si vous serez amené à travailler seul, vous gagnerez toujours à être sociable. Souplesse, diplomatie, bonne humeur, capacités d’intégration,… autant de qualités à souligner.
Les réponses à éviter :
=> « Je ne me suis pas entendu avec mes précédents collègues », « On ne m’a pas intégré ». Si vos relations étaient tendues, mieux vaut ne pas épiloguer sur le sujet. Si le recruteur détecte le problème, expliquez que vous avez su tirer profit de cette situation difficile ou que vous avez appris de vos erreurs.
=> « Je suis très timide » : si c’est le cas mieux vaut rassurer le recruteur : « Cette timidité s’efface une fois que j’ai pris mes marques », « J’ai toujours su m’intégrer à un groupe ».
5. Quels sont vos plans de carrière, vos objectifs à long terme ?
« Là aussi, soyez honnête », conseille Navaz Houssenaly, mais tout en restant souple. Evoquez vos centres d’intérêt et vos souhaits d’évolution mais ne soyez pas ferme quant aux modalités et aux échéances, au risque de paraître trop ambitieux. En posant cette question, l’employeur cherche aussi à savoir si vous envisagez de rester dans l’entreprise.
Les réponses à éviter :
=> « Ce poste n’est qu’une étape dans ma carrière » ou « Je compte devenir chef de section dans un an ». C’est dans votre intérêt de rester vague : « Mon objectif immédiat est de trouver un emploi dans une entreprise en croissance. Mon objectif à long terme dépendra de la direction que prendra l’entreprise. »

7 conseils pour organiser sa recherche d'emploi

 


Chercher un emploi occupe à plein temps. Certes mais comment organiser sa journée pour mieux chercher ? Et comment trouver sans avoir l’impression d’y passer trop de temps ?
8h30-11h00 : Recherches sur le Net
Au saut du lit, direction votre boîte mail pour checker les réponses à vos candidatures et vos alertes offres d’emploi. Dans la foulée, ouvrez vos sites d’emploi préférés (sans oublier Keljob.com…). Avant de répondre aux annonces ou d’envoyer des candidatures spontanées, « sufez sur les sites Internet des entreprises afin de leur envoyer la lettre de motivation la plus personnalisée possible », conseille Gérard Grasse, vice-président de l’Ascape 35, l’Association des cadres et jeunes diplômés pour l’emploi, située à Rennes. Prenez aussi quelques minutes pour faire le tour de vos réseaux sociaux professionnels de prédilection. Si vos dernières approches ont porté leurs fruits, vous pourriez avoir reçu de nouveaux messages ou des propositions de mise en contact.
11h00-11h30 : Prendre le pouls de l’actualité de votre secteur
Chaque jour, il est important de vous informer sur l’actualité de votre secteur d’activité, que ce soit par le biais de newsletters, de sites web ou de publications spécialisés. Être au courant des gros contrats signés par une entreprise ou des fusions et rachats, c’est essentiel pour repérer les bonnes opportunités et envoyer des candidatures spontanées. Attention toutefois, en vous promenant de lien en lien, à ne pas trop papillonner et perdre de vue votre objectif initial. Pensez aussi à vous rendre dans les salons et séminaires liés à votre profession. « En recherche d’emploi, il est important de rester à l’affut dans son domaine et de mettre à jour ses compétences », souligne Solène Baï, chargée de mission insertion professionnelle au sein de l'AFIJ  (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés.
11h30-12h30 : Un peu de sport
« Souvent, quand on cherche un emploi, on sort moins de chez soi, on est moins bien dans sa peau et ça se ressent dans les entretiens », remarque Valérie Talleneau, coach en développement personnel et professionnel. Pas la peine de courir un marathon tous les jours. Une longue balade ou quelques mouvements de gymnastique peuvent suffire à décompresser au milieu d’une journée studieuse.
12h30-14h00 : Déjeuner avec un proche ou se faire plaisir
 « La recherche d’emploi peut être usante et décourageante donc il est important de ne pas s’isoler », conseille Solène Baï. Entourez-vous de personnes positives avec lesquelles vous pourrez partager votre projet et débriefer vos entretiens. En revanche, évitez les pessimistes qui vous rabâchent que les statistiques ne jouent pas en votre faveur… A défaut de rencontre avec un proche, accordez-vous une pause déjeuner stimulante : visiter une expo, aller au cinéma, cuisiner, écouter de la musique ou faire une sieste… toutes ces activités permettent de garder le moral. La plupart d’entre elles vous rendront aussi plus ouvert sur le monde et enrichiront vos discussions. « Lorsqu’on rencontre des gens en travaillant son réseau, on estime que 80 % des conversations ne concernent pas le travail », remarque Valérie Talleneau, qui recommande fortement de s’accorder chaque jour ce genre d’activités.
14h00-16h00 : Opération réseau
Internet, c’est bien, mais ça ne suffit pas. « On estime que deux tiers des emplois sont pourvus sans qu’une offre n’ait été émise », indique Solène Baï, d’où l’importance d’aller à la rencontre de ce marché caché. Comment ? En décrochant son téléphone ! Anciens professeurs, camarades, ex-collègues et supérieurs mais aussi famille, amis, voisins : tous ont un réseau qui pourrait potentiellement vous aider. « Appelez-les et sollicitez une rencontre pour obtenir des conseils de leur part », recommande Valérie Talleneau. Autour d’un café, vous pourrez ainsi vérifier si votre projet professionnel est en conformité avec le marché et, qui sait, bénéficier de leur carnet de contacts pour agrandir votre réseau.
16h00-18h00 : Envoyer ses dernières candidatures
Au cours de la journée, de nouvelles offres sont peut-être tombées et les différents contacts que vous avez eu votre réseau vous auront certainement donné des idées de candidature. Ne tardez pas, il faut être réactif.
18h00-18h30 : Faire le bilan d’une bonne journée de travail
« Je conseille de tenir un planning des candidatures envoyées afin d’y voir plus clair dans sa recherche d’emploi », explique Gérard Grasse. Dernière chose avant de vous accorder une soirée bien méritée : pensez à vous préparer un emploi du temps pour le lendemain !
Après 18h30...
Après une longue journée, c’est le moment de décompresser. La soirée est à vous.

6 points à checker avant un entretien

 


Vous avez un entretien d’embauche demain ? Pas de temps à perdre : voici les 6 infos à connaître impérativement sur l’entreprise sous peine de passer pour un touriste. Vous avez besoin d’une connexion web, d’un carnet de notes et de quelques neurones disponibles. C’est parti…
Pas besoin de connaître par cœur le nom de tous les cadres ou l’historique des chiffres d’affaires. Mais aller à la pêche aux infos est incontournable avant de vous présenter à un entretien de recrutement. Un moyen de prouver votre motivation, votre connaissance du marché mais aussi vos qualités de recherche, d’analyse et votre proactivité. « Celui qui aura bien préparé son entretien en amont va mieux performer, en mettant en avant de façon intelligente les données recueillies », précise Frédéric Cavalier, co-fondateur du cabinet Lynks Partner.
1. L’organisation de la société
Premières choses à savoir sur une entreprise : son effectif, son organisation interne et ses implantations géographiques. Vous trouverez en général ces informations sur le site du groupe. L’idéal étant de dénicher un organigramme pour avoir une idée de l’importance et de l’organisation du service qui vous intéresse au sein de la société.
2. La santé financière
Côté finances, avoir connaissance du chiffre d’affaires est incontournable. Est-il en croissance, en stagnation, en recul ? Pour quelles raisons ? Il ne faut pas s’arrêter aux chiffres bruts mais les remettre dans leur contexte, car leur interprétation peut révéler des surprises. « Une société peut se retrouver dans l’ombre des leaders en termes de chiffre d’affaires mais se spécialiser sur une niche et avoir une position dominante dans sa spécialité », expliquent Éric Andreetti et Gregory Stephens, co-fondateurs du cabinet Andreetti & Stephens.
3. Le secteur d’activité
Connaître l’environnement dans lequel évolue l’employeur est tout aussi capital. Est-ce un secteur en expansion, en recul, en mutation ? Est-ce le résultat de variations structurelles ou conjoncturelles ? Autant de questions qui vous permettront d’y voir plus clair sur les perspectives et les challenges du groupe en question. La presse économique et les sites spécialisés sur le secteur sont un bon moyen pour rassembler ces informations.
4. Les produits ou services
Renseignez-vous sur les différentes gammes de produits et de services : quel est leur historique, leurs prix, leurs modes de commercialisation ? Quels sont les derniers lancements ? Y a-t-il eu une diversification ? Quels sont les arguments de vente ?
5. Le positionnement sur le marché
Leader, challenger,… quelle place cet employeur tient-il sur son marché ? Quels sont ses concurrents, son axe de développement, ses avantages concurrentiels mais aussi ses faiblesses ? A-t-il dû se repositionner ?
6. La culture d’entreprise
Groupe centenaire attaché à ses traditions ou jeune start-up ambitieuse… Mieux vaut savoir où vous mettez les pieds pour adapter votre discours. Les valeurs que l’entreprise met en avant, son histoire, son mode de management : autant de données à maîtriser. Sa position sur le marché sera d’ailleurs un indicateur car le management différera entre un groupe leader et un challenger.

Entretien téléphonique : comment ne pas se planter ?

 


Un recruteur vous appelle ? Autant vous prévenir tout de suite, il commence à vous évaluer dès votre premier mot. Qu’est-ce qu’il apprécie et qu’est-ce qu’il l’agace ?
Choisissez où et quand
Il y a peu de chance qu’un recruteur vous prévienne avant de vous appeler. Vous risquez donc de lui répondre alors que vous vous trouvez au supermarché, dans les transports ou à votre travail. Ce serait une mauvaise idée de poursuivre la conversation dans ces conditions. Il vous faut du calme et un minimum de préparation, rien que pour vous remémorez tous les détails de l’annonce. N’hésitez donc pas à lui demander s’il est possible de décaler l’entretien. Cela ne vous portera pas préjudice et démontrera votre professionnalisme. Toutefois, évitez les « euh… là je suis overbooké, rappelez-moi dans 10 jours »…
Préparation = motivation
Tout comme pour un entretien dans le bureau du recruteur, ne négligez pas la phase de préparation. « Nous allons vite nous rendre compte du degré de préparation d’un candidat à sa façon de répondre aux questions », indique Marie-Claire Lemaître, directrice générale de Mercuri Urval France. Or qui dit candidat préparé, dit candidat motivé. « Nous pourrons ainsi déterminer si sa candidature est le fruit du hasard ou pas… ». Et une bonne préparation vous aidera à gérer le stress que suscite un entretien téléphonique.
Attention à votre langage
Pendant l’entretien téléphonique, le recruteur ne vous voit pas, il est donc bien plus attentif à vos formulations. D’où l’importance d’avoir un discours positif. « Évitez les formulations négatives dans vos phrases », prévient Séverine Blum. Soyez vigilant sur les mots que vous utilisez, surtout si  votre poste requiert des qualités en communication. « Un candidat pour un poste impliquant un contact régulier avec des clients sera automatiquement éliminé s’il s’exprime mal ou s’il ponctue ses phrases avec des ‘‘ouais’’ », avertit Marie-Claire Lemaître.
Prendre des notes, une bonne façon de marquer des points
« Le candidat doit prendre l’entretien téléphonique au sérieux au même titre qu’une entrevue en face-à-face », avise Martine de Luze, directrice du cabinet de recrutement Alter Ego Solutions. Prévoyez par exemple de quoi prendre des notes, ainsi qu’un agenda en vue d’une éventuelle prise de rendez-vous. « Un candidat qui arrive avec des notes prises pendant l’entretien téléphonique, donnera l’image de quelqu’un de professionnel », assure Séverine Blum, consultante ressources humaines chez Hays. De plus, ces notes vous aideront à préparer un autre entretien et à poser les bonnes questions.
Souriez, on vous écoute
Tous les télévendeurs vous le diront : même s’il ne se voit pas, le sourire s’entend. « Cela se sent rapidement si la personne est souriante au bout du fil, » explique Séverine Blum. Votre voix va véhiculer votre motivation. « Une personne peu dynamique, ça s’entend ! On va essayer de la provoquer un peu pour déterminer si c’est dû au stress ou à sa personnalité », ajoute Martine de Luze. Et si le recruteur vous tire du lit à 10 heures du matin ? Evitez à tout prix la voix endormie… Il aurait du mal à croire à votre lettre de motivation qui vous présentait comme quelqu’un d’énergique et de proactif.
Gérez votre temps : ne dites pas tout
« La différence entre l’entretien téléphonique et l’entretien physique est l’absence de posture et la limite dans le temps », rappelle Séverine Blum. L’entretien téléphonique dure en effet une demi-heure en moyenne, c’est à la fois un avantage et une difficulté : « il faut fournir moins d’effort pour montrer son dynamisme et sa pêche, mais il faut aussi être percutant et direct afin de décrocher un entretien en face-à-face », selon la consultante de Hays. « Vous devez rester clair, précis, ne pas aller trop vite, mais aussi ne pas tout livrer pour en garder pour la suite. »
La politesse ça marche aussi au téléphone !
La courtoisie enfin, est appréciée des recruteurs. « Il faut avoir une bonne écoute active, ce qui signifie qu’il faut laisser parler l’interlocuteur et le laisser finir ses phrases, relève Séverine Blum. Il faut être enthousiaste, motivé et n’oubliez pas non plus de remercier la personne qui vous a appelé. C’est de plus en plus rare, donc lorsqu’un candidat le fait, c’est d’autant plus remarqué. » Un moyen simple mais efficace pour marquer des points.
Ne laissez pas votre répondeur tout gâcher
Pas de chance, le recruteur est tombé sur votre message d’absence, enregistré lors d’une soirée bien arrosée… Dès lors que vous laissez un numéro de téléphone sur votre CV, veillez à avoir une boîte vocale professionnelle !

Le titre du CV : opération séduction

 



Le titre est au CV ce que le slogan est à la pub. Son rôle : accrocher l’œil du recruteur et l’inciter à vous connaître. Mais comment séduire en trois mots ?
Le titre est une accroche. Telle une carte de visite, il reflète en quelques mots ce que vous avez à vendre et doit provoquer la lecture. « Je conseille vivement de mettre un titre à votre CV, recommande Béatrice Louvet, PDG du groupe Transition, sans titre le recruteur aura du mal à vous cerner. » Mais attention, si l’idée est bien de sortir du lot, oubliez l’excentricité. Concis, précis et pertinent, voilà vos seuls mots d’ordre...

Concis
Oubliez le catalogue de la Redoute ! Un titre doit tenir en 4-5 mots maximum, de préférence sur une seule ligne.
Il ne s’agit pas d’une phrase mais de termes rapides à lire, tels que « Directeur Administratif et Financier » ou « Attachée presse nouvelles technologies ».

Précis
Le titre doit vous différencier. Se contenter d’un titre générique agacera donc les recruteurs. Vous devez indiquer votre expertise personnelle. Ainsi, plutôt qu’« Ingénieur logistique », précisez « Ingénieur logistique opérationnel ». Vous pouvez aussi énumérer succinctement vos compétences principales. Par exemple, au lieu d’un vague « Gestionnaire RH », préférez « Recrutement / Formation / Gestion de carrière ».
Par ailleurs, ne mentionnez que des éléments factuels. Evitez les accroches du type : « Prêt à s’investir dans une société dynamique… », « Mon objectif : mettre au service de votre entreprise mon expérience et mon savoir-faire… », ou encore « Jeune dynamique ». « Le CV ne doit pas comporter de jugement de valeur, souligne Béatrice Louvet, ne précisez pas non plus si vous êtes junior ou senior, cela n’apporte rien. »

Pertinent
Le titre de votre CV doit aussi correspondre à ce que recherche le recruteur. Ainsi, vous pouvez adapter votre titre à l’offre d’emploi à laquelle vous répondez, à condition bien sûr de rester fidèle à votre expérience et d’adapter aussi le reste de votre CV. « Un titre proche de celui de l’offre d’emploi sécurise le recruteur », explique Béatrice Louvet.
Mais attention : évitez à tout prix d’induire le recruteur en erreur. « Le titre doit avant tout correspondre à votre profil », rappelle Gwénaëlle Combes, responsable recrutement et développement du Groupe DAHER. Ainsi, ne reprenez pas l’intitulé de l’offre d’emploi si le reste de votre CV ne colle pas.
La pertinence de votre titre se mesure aussi au choix des mots-clés. Car les recruteurs utilisent de plus en plus des moteurs de recherche pour trouver les CV. Ils entrent alors des mots-clés, comme vous feriez sur Google. A vous, donc, de prévoir et d’utiliser ces termes...

Ce qu'il ne faut pas écrire :
DAF SUP DE CO + DESCF  -  5 ans d’audit + 12 ans en filiales de groupes internationaux, Management -  Réorganisation - Expertise technique et opérationnelle - Chef projet SAP  -  Optimise et sécurise les process, Rationalise les coûts, Trilingue
Kesako ? Ce titre de CV est tout sauf vendeur ! Peu explicite, il est aussi beaucoup trop long. Au lieu de mettre en valeur les éléments importants, le candidat a utilisé son titre comme un fourre-tout. Le nombre d’années d’expérience, par exemple, n’a pas sa place dans le titre.
Sans parler du format. Certes votre titre doit être mis en valeur, mais oubliez les couleurs criardes, les polices inusitées ou de taille 34… Il faut toujours privilégier la sobriété et la lisibilité. « Utilisez un encadré en le centrant dans la page, conseille Gwénaëlle Combes. Une police légèrement plus grande, du gras, voire des majuscules. »
Quand le titre pose problème

Les jeunes dip’
Pas évident de trouver un titre quand on sort de l’école. Premier conseil : évitez les titres imprécis comme « Diplômé d’école de commerce ». Vous pouvez mettre le titre du poste que vous briguez, à condition d’en avoir une idée précise. Autre possibilité, si votre formation conduit à une fonction spécifique, indiquez-la en précisant votre spécialité, par exemple : « Ingénieur aérodynamique », « Développeur Java », « Juriste en droit du travail ». Mais prenez garde : dans tout les cas, ces compétences doivent avoir été validées lors de stages et ne peuvent être uniquement théoriques.

La double compétence
Pas facile non plus de résumer un parcours disparate ou une double compétence. Dans ce cas, le plus logique est de titrer uniquement sur ce qui est pertinent pour le poste brigué. Par exemple, un ingénieur technico-commercial peut intituler son CV :
-    « Ingénieur commercial » pour un poste où seul le commercial compte ;
-    « Ingénieur matériaux » s’il brigue un poste uniquement technique ;
-    « Ingénieur technico-commercial » pour un emploi requérant les deux compétences.
Bien sûr, le contenu du CV doit systématiquement être adapté.

3 règles d'or pour réussir sa recherche d'emploi

 


Rechercher un emploi demande du temps et de la patience. Inutile donc de vous précipiter, vous risquez de perdre votre énergie et être rapidement découragé. Adoptez plutôt la zen attitude : rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Utilisez cette période pour prendre le temps de la réflexion et faire le point avant de vous lancer dans la quête d'un nouvel emploi.
La recherche reste une étape essentielle qui nécessite des techniques et une méthodologie pour une approche constructive. Voici 3 règles d'or pour réussir votre recherche et obtenir rapidement les résultats escomptés.

Règle n°1 : clarifier votre objectif professionnel
Que ce soit dans le cadre d'une rupture professionnelle, la recherche d'un premier emploi ou d'un choix de mobilité, cette période doit avant tout vous permettre de faire le point sur votre parcours et réfléchir à ce que vous souhaitez faire.
Pour bien définir cet objectif, faites le bilan de votre situation sur le plan professionnel et personnel. Les ambitions et les envies de chacun évoluent en cours de carrière. Il est donc nécessaire de réévaluer votre situation régulièrement. Pour faciliter ce travail de réflexion, posez-vous ces  questions essentielles : qu'est ce qui dans le dernier poste occupé ne vous plaisez pas ? Votre vie personnelle a évolué, avez-vous de nouvelles contraintes à prendre en compte ? Quels critères vous paraissent aujourd'hui prioritaires ??
Evaluez votre situation dans sa globalité. Listez le pour et le contre de ce que vous avez aimé, ce que vous aimeriez retrouver, ce que vous êtes prêt à accepter dans votre prochain emploi ?
Peu de candidats réalisent ce travail. Pourtant,  il permet non seulement une recherche d'emploi plus efficace et  mieux ciblée, mais également de trouver un emploi qui corresponde à vos compétences, votre expérience et vos intérêts.

Règle n°2 : adopter une stratégie proactive
Pour multiplier vos chances de trouver un emploi, adoptez une stratégie proactive ! 20% seulement du marché est accessible par annonce. Utilisez donc tous les canaux de recherche qui existent:
* Augmentez l'envoi de candidatures spontanées
* Sollicitez votre réseau personnel (entourage familial, amical?) et professionnel (cooptation)
* Multipliez les échanges et les contacts (entretiens d'information avec des personnes occupant les fonctions que vous visez, rencontres lors de salons, associations ou regroupements professionnels)
* Lisez régulièrement la presse : économique, nationale, spécialisée, quotidienne?.
* Consultez les sites emplois ou directement les portails d'entreprise qui possèdent pour la plupart un espace recrutement et sont une mine d'or pour rassembler des informations pertinentes pour votre candidature
* Inscrivez-vous dans les cabinets de recrutement et les agences de travail temporaire
* Ne soyez pas passif, au contraire, anticipez les opportunités et rendez-vous visible sur le marché de l'emploi. Plus vous recherchez activement, plus vous aurez de chance d'aboutir rapidement.

Règle n°3 : vendre vos compétences
Cette 3° règle, concomitante des précédentes, est essentielle. Il est très difficile pour certains candidats d'évoquer avec aisance leur parcours dans un CV, une lettre de motivation ou au cours d'un entretien. Se vendre ne s'improvise pas. Une vente est concluante lorsque le vendeur connaît bien son produit et qu'il trouve l'argumentaire clé pour chaque client. Pour obtenir un poste, c'est la même chose : vous devez apprendre à vous connaître et trouver un argumentaire clé pour chaque offre d'emploi. Une bonne préparation reste donc la clé du succès ! La préparation sera plus facile si vous avez un objectif clairement défini et possédez un maximum d'informations sur le poste et l'entreprise ciblés. Le fait de cibler les entreprises et les postes pour lesquels vous possédez l'expérience et les compétences est un gain de temps considérable puisque vous ne perdrez ni votre énergie ni votre temps à postuler pour des emplois qui ne correspondent pas à votre profil, donc, perdus d'avance.
Le plus simple pour déterminer vos compétences pour un poste est d'appliquer la méthode de l'entonnoir : faites une analyse complète de votre parcours, pour n'en retirer petit à petit que ce qui sera utile pour l'offre.
Détaillez sur une feuille toutes vos expériences professionnelles en précisant point par point vos missions et activités. Déterminez vos atouts, vos compétences. Sélectionnez ensuite les différents éléments qui mettent en valeur votre profil au regard du poste. Ces éléments vous donnent une matière première que vous pouvez compléter par vos recherches. A partir de là, construisez ensuite votre CV et votre lettre de motivation. Plus vous préparez votre candidature, plus vous avez des chances de passer les différentes étapes du recrutement et enfin obtenir le poste.

4 techniques pour relancer un recruteur

Avec la reprise du nombre d'offres d'emploi, vous êtes de nouveau à bloc dans l'envoi de vos candidatures et les entretiens. Mais avez-vous pensé à relancer ? Et oui, malgré ce que vous croyez, une relance, quand elle est bien faite, peut être utile.

Première chose à savoir : la relance ne sera pas la même s'il s'agit d'un recruteur en entreprise ou d'un consultant en cabinet de recrutement. « Le recrutement est notre seul métier donc les candidats peuvent tout à fait nous relancer rapidement », explique Alain Jacob, fondateur du cabinet AJ Conseil. En revanche, si votre interlocuteur est le DRH d'une entreprise, n'hésitez pas à retarder votre relance car c'est souvent la variété de ses tâches qui l'empêche de vous répondre dans les délais.

1. Relancer après l'envoi du CV et de la lettre de motivation
Avec un recruteur d'entreprise : « À ce stade, il ne me semble pas judicieux de relancer le recruteur après quelques jours car dans un grand groupe comme le nôtre, nous attendons d'avoir suffisamment de CV pour effectuer un premier niveau de tri », explique Cécile Certenais, responsable de recrutement au sein d'Aviva France. Soyez donc patients et attendez quelques semaines avant de concrétiser votre relance.
Avec un cabinet de recrutement : « Malgré l'utilisation de logiciels perfectionnés, nous pouvons toujours passer à côté d'un CV », reconnaît Alain Jacob. Si vous n'avez aucune nouvelle après une semaine, n'hésitez pas à relancer le consultant par email. « L'idéal est de trouver un prétexte pour justifier sa relance, en proposant par exemple une version améliorée de son CV ou en annonçant être désormais plus mobile ou sur le point de s'engager dans une nouvelle formation », conseille Alain Jacob, qui affirme que cela donne une meilleure image du candidat et prouve sa motivation. « Il m'est déjà arrivé de pousser une candidature auprès d'un client après une bonne relance », ajoute-t-il.

2. Relancer après un entretien
Avec un recruteur d'entreprise : « Lorsqu'un réel contact s'est établi entre le candidat et l'entreprise, une relance se conçoit davantage », indique Myriam Saunier, DRH au sein d'Aviva France. La plupart des recruteurs vous indiquer à quelle date ils vous recontacteront, mais si ce n'est pas le cas n'hésitez pas à demander dans quel délais vous pourrez le rappeler. « Une relance réussie serait celle d'un candidat qui nous contacte le jour J en rappelant sa motivation et en remettant en avant certains points qui lui paraissent importants. Cela donne envie de revenir vers lui, que ce soit pour une réponse positive ou négative », indique Cécile Certenais. Pensez aussi à faciliter la vie du recruteur en lui rappelant le poste pour lequel vous avez été reçu et la date de l'entretien, une attention appréciée et qui accélèrera probablement la démarche.
Avec un cabinet de recrutement : Même si votre entretien n'a pas débouché sur un emploi, Alain Jacob conseille de relancer le consultant quelques semaines plus tard. Demandez-lui par exemple s'il pense avoir prochainement de nouvelles missions qui vous correspondent. « Ce n'est pas idiot non plus de relancer le recruteur tous les 6 mois en lui présentant vos v?ux ou en lui proposant de vous rencontrer lorsque vous passez dans sa région », ajoute Alain Jacob.

3. Les erreurs à éviter
Qu'ils soient en cabinet ou en entreprise, les recruteurs soulignent que de la relance au harcèlement, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir. Attention à ne pas saturer le recruteur en appelant quatre fois dans la même journée ou en le culpabilisant. « On comprend que le candidat ait besoin de savoir mais il est important que celui-ci ait un peu d'empathie pour le recruteur. S'il ne répond pas, c'est parce qu'il doit gérer plusieurs recrutements et activités de front et il peut donc arriver qu'il ait besoin de plus de temps que prévu », reconnaît Myriam Saunier. En cabinet, il est également assez mal vu de chercher à connaître le nom du client qui est derrière l'offre d'emploi. « C'est une insistance déplacée car la confidentialité est une qualité fondamentale de notre activité, tant vis-à-vis des clients que des candidats », explique Alain Jacob.

4. Faut-il rappeler après un refus ?
Trouver les bons mots, faire comprendre les choses sans blesser... Pour les recruteurs qui doivent expliquer la raison d'un refus, l'exercice peut être délicat « Mais quand le candidat s'est déplacé pour un entretien, nous estimons que nous lui devons une explication pour qu'il puisse comprendre et s'améliorer », indique Alain Jacob. Ce n'est donc pas par sadisme que certains recruteurs apprécient ce travail de feed-back. « Nous avons alors l'impression que nous pouvons apporter quelque chose d'utile au candidat et l'aider à mieux cibler sa candidature pour le futur », conclut Cécile Certenais.

La présentation en 3 minutes

A quoi sert-elle ?
Sa vocation essentielle est de faciliter la mobilisation du réseau. Pour mobiliser le réseau, il faut être en capacité de présenter en 3 minutes (3' ce n'est pas 5' ou 10' c'est moins de 180 secondes) son projet professionnel. Le but est que notre interlocuteur comprenne rapidement et synthétiquement ce que l'on cherche et puisse savoir si une personne de son entourage pourrait être  intéressante à rencontrer.

Quand sert-elle ?
Le réseau ne s'arrête pas aux personnes avec lesquelles on a rendez-vous. Le réseau est constitué de toutes les personnes que l'on rencontre.
Vous rencontrez une personne (amis, famille, relation professionnelle, voisinage, commerçant, association, frère, rencontre inopinée dans un dîner...) ; à la question "ça va le boulot ? / vous travaillez dans quelle branche ?", vous répondez "je suis en recherche de mobilité, je cherche un nouveau travail" et qu'elle ajoute "et qu'est-ce que vous/tu cherches? " , il est vital que vous maîtrisiez votre présentation 3 minutes.

Quel est son contenu ?
Son objectif est de présenter clairement, rapidement et synthétiquement votre objectif professionnel : qu'est-ce que vous cherchez.
Vous pouvez caler votre discours sur le mini-cv (projet professionnel, parcours, compétences, langues et logiciels, formations).
On peut ajouter deux règles :
— première phrase "mon projet professionnel est de travailler comme YYY (dans tel secteur) ;
— dernière phrase "mon projet professionnel est de travailler comme YYY (dans tel secteur).
L'utilité de cette double phrase est de faciliter la mémorisation de l'interlocuteur.

Comment la maîtrise-t-on ?
Il faut écrire sa présentation de 3 minutes et l'apprendre par coeur.
Il faut la "réciter" devant le groupe des actifs de Vanves jusqu'à ce que tout le monde trouve cela clair et convaincant.

Un dernier commentaire
Cela implique qu'on détermine précisément et de façon réaliste (= pour lequel les recruteurs jugent votre candidature légitime) un projet professionnel. On peut avoir 3 ou 4 cibles, mais on ne peut tenir qu'un seul discours de 3 minutes pour un même interlocuteur. (Si l'entretien s'étale sur 30 mn et que des portes s'ouvrent, alors on peut exposer les autres 3 minutes).
3' pour 3 mots clés : projet professionnel, légitimité et compétences.

Christophe JT
 
 

40 questions du recruteur

Merci à Philippe M. de sa contribution.


40_questions